Blood Diamond

C’est pour moi, un des meilleurs films que j’ai vu.

Blood Diamond (31 janvier 2007). Réalisé par Edward Zwick

Alors qu’il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d’origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé – et caché – un diamant rose extrêmement rare. Accompagnés de Maddy Bowen, une journaliste idéaliste, les deux hommes s’embarquent pour un dangereux voyage en territoire rebelle pour récupérer le fameux caillou. Un voyage qui pourrait bien sauver la famille de Salomon et donner à Archer la seconde chance qu’il n’espérait plus.

Le film est prenant dès le début, le scénario est très bien ficelé et on ne retombe pas dans une histoire cousue de fil blanc. Ce film est particulièrement intéressant, notamment au niveau du très bon jeu d’acteurs de Léonardo Dicaprio (Danny Archer) et de Jennifer Connelly (Maddy Bowen). Il n’y a pas d’exagérations, de dialogues inutiles. Les plans de caméra sont vraiment très bien réalisés, surtout lors des conflits ou même pendant les scènes extérieures lorsque que Solomon et Archer traversent les paysages typiques d’Afrique. Paysages qui sont d’ailleurs magnifiques et qui amplifient le dépaysement.

Blood Diamond permet bien sur de mettre en avant, à travers cette quête du « diamant rose », la guerre civile de la Sierra Leone qui a sévi de mars 1991 au 18 janvier 2002 (100’000 à 200’000 morts). On suivra notamment le parcours de Dia Vandy (Caruso Kuypers); fils de Solomon Vandy (Djimon Hounsou) capturé par le FRU, (Il s’agit en réalité d’un groupe armé fondé par Foday Sankoh) qui devient alors un enfant soldat. Cette dénonciation des mutilations et des recrutements massifs d’enfants soldats est selon moi le point du film qui manque un peu de réalisme car, à peine arraché aux mains de sa famille, Dia Vandy ne semble pas vraiment avoir de pensée pour celle-ci et cède un peu trop rapidement aux « contraintes » morales et physiques que lui font subir le FRU, mené ici par le Capitaine Poison (David Harewood). Le deuxième point principal du film, c’est la conclusion de celui-ci, mettant en avant le Processus de Kimberley [qui est une initiative commune regroupant des gouvernements, le Conseil mondial du diamant et des ONG afin de mettre un terme au commerce des diamants des conflits, des diamants bruts utilisés par les mouvements rebelles pour financer la lutte armée contre des gouvernements légitimes. Pendant plusieurs dizaines d’années, le commerce de ces pierres illégales a alimenté des conflits dévastateurs dans des pays comme l’Angola, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo ou la Sierra Leone.] [kimberleyprocess.com]
(Document Officiel :  Processus de Kimberley)

On peut également noter que le Programme alimentaire mondial (affilié à l’ONU) soutient également le film et apparaît dans une scène de distribution de nourriture à une population affamée par les conflits.

Ainsi, Blood Diamond se présente comme un film d’aventure/drame, les paysages sont splendides sans pour autant donner une vision trop idéaliste de la situation, la pauvreté de Freetown est mise en avant ainsi que les camps surpeuplés de réfugiés en Guinée pour enfin se finir sur une note optimiste, la déclaration de Solomon, son histoire et la phrase finale déclarant la ratification du processus de Kimberley.

Les données entre parenthèses proviennent de Wikipédia


Dossier très intéressant à propos des diamants de guerre, trouvé sur internet : Les Diamant_Sierra_Leone

O.R

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